memories

Je me rappellerai toujours le jour où l’on m’a remis le passeport français à la préfecture
de Nanterre, j’avais tout juste 18 ans ….Le moment était très solennel, en tout cas c’est ainsi que je m’en souviens.J’avais entre les mains l’objet qui allait m’ouvrir les horizons de tous les pays mais surtout j’avais obtenu la nationalité française, avec les félicitations du préfet…Quel mérite ! Effectivement,  une année avant j’avais rédigé une lettre expliquant mes motivations à « adhérer » à cette identité française … Et, le jour de la remise j’avais décidé d’amener et offrir à la France unepeinture sur laquelle j’avais sérigraphié et repeint une colombe. Pour moi, à l’époque, ce passeport était un envol, une liberté …Depuis, le mot « identité » s’est retrouvé de plus en plus souvent suivi du mot « nationale », etpar ailleurs en Bulgarie, les paradoxes de cette nouvelle démocratie, s’inscrivant dans l’ extrême imitation de l’occidentalisme, ont complètement dérouté l’idée que je me faisais de la liberté.Comparer, évoluer, s’ouvrir dans sa propre quête identitaire, tel fut par la suite mon cheminement. Avoir grandi dans un espace dit « totalitaire », où la notion de la  communauté devait avoir un sens, me poussait à me retourner souvent et me questionner sur  « totalité » au sens philosophique …Mais aussi, comment l’individu se place en tant que « singularité » par son être, sa provenance, ses mœurs, ses cultures et de quelle façon il s’inscrit dans la société parlui-même.J’empreinte les propos de Jean Luc Nancy : « on ne fait pas un monde avec des simples atomes, il faut un clinamen, une inclinaison ou une inclination de l’un vers l’autre, de l’un par l’autre  ou de l’un à l’autre » pour essayer d’esquisser une identité d’aujourd’hui, une ou plusieurs identités, ou plutôt celle qui est indéfinissable ou en continuelle définition….De plus j’ai habité dans un endroit où le contrôle de la représentation, l’apologie du Réalisme socialiste et sa victoire sur la réalité, ont neutralisé les autres représentations, ceci est aujourd’hui pour moi comme une chance de « récontextualisation
Je me rappellerai toujours le jour où l’on m’a remis le passeport français     à la préfecture de Nanterre, j’avais tout juste 18 ans ….Le moment    était très solennel, en
tout cas c’est ainsi que je m’ensouviens.J’avais entre les mains l’objet qui allait m’ouvrir les      horizons de tous les pays mais surtout j’avais obtenu la nationalité
française, avecles félicitations du préfet…Quel mérite ! Effectivement,  une année avant j’avais rédigé une lettre expliquant mes motivations  à « adhérer » à cette
identité française … Et, le jour de la remise  j’avais décidé d’amener et offrir à la France une peinture sur laquelle  j’avais sérigraphié et repeint une colombe. Pour moi,
à l’époque, ce  passeport était un envol, une liberté …
Depuis, le mot « identité » s’est retrouvé de plus en plus souvent  suivi du mot «
nationale », et par ailleurs en Bulgarie, les paradoxes  de cette nouvelle
démocratie, s’inscrivant dans l’ extrême imitation  de l’occidentalisme, ont
complètement dérouté l’idée que je me  faisais de la liberté.
Comparer, évoluer, s’ouvrir dans sa propre quête identitaire, tel fut par la  suite
mon cheminement. Avoir grandi dans un espace dit « totalitaire », où  la notion
de la  communauté devait avoir un sens, me poussait à me    retourner
souvent et me questionner sur  « totalité » au sens philosophique …Mais aussi,
comment l’individu se place en tant que « singularité » par son  être, sa
provenance, ses mœurs, ses cultures et de quelle façon il s’inscrit  dans la société par lui-même.
J’empreinte les propos de Jean Luc Nancy : « on ne fait pas un  monde avec des simples atomes, il faut un clinamen, une inclinaison ou une  inclination de l’un vers
l’autre, de l’un par l’autre  ou de l’un à l’autre » pour  essayer d’esquisser une identité d’aujourd’hui, une ou plusieurs identités,  ou plutôt celle qui est indéfinissable ou
en continuelle définition….
De plus j’ai habité dans un endroit où le contrôle de la représentation,  l’apologie du Réalisme socialiste et sa victoire sur la réalité, ont neutralisé les autres
représentations, ceci est aujourd’hui pour moi comme une chance de « récontextualisation »

Je me rappellerai toujours le jour où l’on m’a remis le passeport français à la préfecturede Nanterre, j’avais tout juste 18 ans ….Le moment était très solennel, en tout cas c’est ainsi que je m’en souviens.J’avais entre les mains l’objet qui allait m’ouvrir les horizons de tous les pays mais surtout j’avais obtenu la nationalité française, avec les félicitations du préfet…Quel mérite ! Effectivement,  une année avant j’avais rédigé une lettre expliquant mes motivations à « adhérer » à cette identité française … Et, le jour de la remise j’avais décidé d’amener et offrir à la France unepeinture sur laquelle j’avais sérigraphié et repeint une colombe. Pour moi, à l’époque, ce passeport était un envol, une liberté …


Depuis, le mot « identité » s’est retrouvé de plus en plus souvent suivi du mot « nationale », etpar ailleurs en Bulgarie, les paradoxes de cette nouvelle démocratie, s’inscrivant dans l’ extrême imitation de l’occidentalisme, ont complètement dérouté l’idée que je me faisais de la liberté.Comparer, évoluer, s’ouvrir dans sa propre quête identitaire, tel fut par la suite mon cheminement. Avoir grandi dans un espace dit « totalitaire », où la notion de la  communauté devait avoir un sens, me poussait à me retourner souvent et me questionner sur  « totalité » au sens philosophique …Mais aussi, comment l’individu se place en tant que « singularité » par son être, sa provenance, ses mœurs, ses cultures et de quelle façon il s’inscrit dans la société parlui-même.J’empreinte les propos de Jean Luc Nancy : « on ne fait pas un monde avec des simples atomes, il faut un clinamen, une inclinaison ou une inclination de l’un vers l’autre, de l’un par l’autre  ou de l’un à l’autre » pour essayer d’esquisser une identité d’aujourd’hui, une ou plusieurs identités, ou plutôt celle qui est indéfinissable ou en continuelle définition….De plus j’ai habité dans un endroit où le contrôle de la représentation, l’apologie du Réalisme socialiste et sa victoire sur la réalité, ont neutralisé les autres représentations, ceci est aujourd’hui pour moi comme une chance de « récontextualisationJe me rappellerai toujours le jour où l’on m’a remis le passeport français     à la préfecture de Nanterre, j’avais tout juste 18 ans ….Le moment    était très solennel, entout cas c’est ainsi que je m’ensouviens.J’avais entre les mains l’objet qui allait m’ouvrir les      horizons de tous les pays mais surtout j’avais obtenu la nationalité française, avecles félicitations du préfet…Quel mérite ! Effectivement,  une année avant j’avais rédigé une lettre expliquant mes motivations  à « adhérer » à cette
identité française … Et, le jour de la remise  j’avais décidé d’amener et offrir à la France une peinture sur laquelle  j’avais sérigraphié et repeint une colombe. Pour moi,
à l’époque, ce  passeport était un envol, une liberté …
Depuis, le mot « identité » s’est retrouvé de plus en plus souvent  suivi du mot «nationale », et par ailleurs en Bulgarie, les paradoxes  de cette nouvelle
démocratie, s’inscrivant dans l’ extrême imitation  de l’occidentalisme, ont
complètement dérouté l’idée que je me  faisais de la liberté.
Comparer, évoluer, s’ouvrir dans sa propre quête identitaire, tel fut par la  suite
mon cheminement. Avoir grandi dans un espace dit « totalitaire », où  la notion
de la  communauté devait avoir un sens, me poussait à me    retournersouvent et me questionner sur  « totalité » au sens philosophique …Mais aussi,comment l’individu se place en tant que « singularité » par son  être, saprovenance, ses mœurs, ses cultures et de quelle façon il s’inscrit  dans la société par lui-même.J’empreinte les propos de Jean Luc Nancy : « on ne fait pas un  monde avec des simples atomes, il faut un clinamen, une inclinaison ou une  inclination de l’un versl’autre, de l’un par l’autre  ou de l’un à l’autre » pour  essayer d’esquisser une identité d’aujourd’hui, une ou plusieurs identités,  ou plutôt celle qui est indéfinissable ouen continuelle définition….
De plus j’ai habité dans un endroit où le contrôle de la représentation,  l’apologie du Réalisme socialiste et sa victoire sur la réalité, ont neutralisé les autresreprésentations, ceci est aujourd’hui pour moi comme une chance de « récontextualisation »